Blah Blah Blah – Trojans collective  

 

Blah Blah Blah – Trojans collective  

 

Blah Blah Blah – Trojans collective  

 

Blah Blah Blah – Trojans collective  

 

Blah Blah Blah – Trojans collective  

 

Blah Blah Blah – Trojans collective  

 

Installation_

Blah Blah Blah – Trojans collective 

Dates :

19 au 29 Novembre

Lieu :

Vitrine du Bar L’Etabli
Rue de l’Ecole-de-Médecine 3, 1205 Genève

Prix :

Parcours libre

Blah Blah Blah – Trojans collective 

Blah Blah Blah fait référence au remplacement des mots qui sont répétitifs ou redondants, ceux qui ne sont jamais prononcés. Il représente également 85% des données stockées mais jamais utilisées.

L’opacité autour de l’archivage des données alimente un paradoxe entre la grande quantité d’informations non analysées et l’espace physique inconnu de ces centres de stockage. Ces données créent un besoin d’espace physique qui n’a rien à voir avec l’idée du nuage sans matière et abstrait que l’on se fait du Cloud. Bien au contraire, les Data Centers sont souvent des bâtiments géométriques, sans ouvertures, opaques, comme l’information qu’ils hébergent. Ils sont construits dans des zones inoccupées comme les champs déserts de Suisse ou plus souvent dans les espaces froids du pôle Nord.

Blah Blah Blah est une installation qui aborde de manière critique les contradictions qui résident dans le fait de stocker ces données. Grâce à un système de capteurs de mouvements, lorsque le spectateur se rapproche de l’œuvre, les lumières et le bruit émanant de l’installation augmentent, donnant l’impression d’une convocation divine. Les visiteurs affectent l’espace par leur simple présence. Blah Blah Blah expose notre contribution involontaire au système de collecte de données. Chaque fois que nous entrons sur un site web, que nous cliquons sur un bouton ou que nous envoyons un message, nos données sont conservées et deviennent une partie du corps numérique d’informations improductives. Dans l’installation, ce sont les corps des spectateurs qui activent cette mécanique.

 

 

 

Trojans Collective est un groupe international de design basé à Genève, formé par Jeanne Pasquet, Netillo Rojas, Jessica-Maria Nassif et Helena Bosch Vidal. Leur travail navigue sur trois grands axes de travail : l’installation spatiale, la communication graphique et la vidéo. Un ensemble de compétences diverses qu’ils activent en travaillant collectivement au travers de l’expérimentation et la recherche. Leurs projets sont portés à la fois par une compréhension commune du design et une façon partagée de comprendre leur réalité. Ils font partie d’une génération qui s’interroge sur l’instabilité systématique qui a façonné leur monde.